PAS FORCEMENT D'ACCORD MAIS JUSTE AYANT
LEURS IDEES
(et à cette tablée, chacun pourrait fumer à sa guise... puisque l'air y serait pure !!)
Même si nous sommes râleurs, de mauvaise foi et aimons critiquer à tout va, accoudés jovialement au comptoir d’un bistrot (où l’on ne peut même plus fumer librement !!) cette fois l’humeur dépasse la galéjade, le rigolo d’usage, le fait divers… les dents grincent !
Du jamais vu !
Du franchement risible si c’en était pas grave.
Et c’est l’image pitoyable que nous offrons aux cameras du monde entier !
Vous aurez tous deviné, je veux parler de l’ambiance détestable qui rôde à propos de notre président.
Certes sa place est au premier rang pour recevoir la critique populaire. Il l’a voulu, tout fait pour y arriver, revendiqué haut et fort sa volonté farouche de faire bouger les choses et certains y ont cru.
53 % de nous tous ! c’est respectable tout comme la fonction présidentielle.
Mais là moi je n’en peux plus !
Même si je n’ai pas apporté ma voix d’électeur à Nicolas Sarkozy, je le respecte, tout du moins l’ai respecté durant plusieurs mois.
Lorsque quelques marins Bretons s’en sont pris à lui en l’insultant grossièrement, j’ai été vivement choqué de la force calomnieuse déployée envers lui.
Certes l’homme était, et a été, de taille à se défendre. Sa réplique verbale a révélé un dynamisme de jeune loup politique qui nous a fait titillé l’oreille voire presque séduits !
Que l’homme politique ordinaire soit invectivé, en étant un élu de la République, c’est presque normal.
Non ce jour là il s’agissait du Président de la République Française, élu de la majorité des électeurs et ca… ca DEVAIT se respecter. Si on n’est pas d’accord avec une action ou un plan de réforme… on le dit noblement par le biais des scrutins, des actions sociales ou des sondages. Les injures sont inacceptables…
Si cela avait été un fait isolé on l’aurait presque plébiscité sa véhémence.
Désormais on ne sourit plus. On s’indigne ! Et non plus POUR la victime mais DE la victime.
L’Elysée devient une succursale de salle de garde.
Tout y passe, de l’anecdotique au plus effarant.
Mauvais goût, mauvaises blagues : effets sportifs ridicules, embrassades déplacées, provocations irréfléchies, manques de tact manifestes, séparation vaudevillesque, amours quasi hollywoodiennes dignes de série B, déclarations écervelées, idées saugrenues et inutiles, peopolisation outre mesure… bref banalisation du plouc-système.
A présent c’est une chanson paillarde politique et quotidienne qu’on nous crisse aux oreilles. Ce n’est pas ce que l’on demande ni ce que l’on souhaite du Chef de l’Etat.
Il n’a pas été promu à ce niveau pour être le Johnny n°2 !
On se fout éperdument de ses déboires amoureux.
Il nous faut du concret… à l’heure où le pays est à cran.
Et si la France l’est, elle est en droit d’espérer ce que son chef ne le soit pas… ou tout du moins en public.
Que serait devenu la France si De Gaulle avait perdu pied en 40 ?
Certes la situation n’est pas aussi dramatique, mais convenez en : le sol gronde sous les pavés du gouvernement.
Le chef doit être un fédérateur, un aimant de bonnes volontés. Pas un polémiste ni un querelleur. Qu’il nous laisse ce droit républicain !
Quand on assiste à des scènes aussi pitoyables que celle du salon de l’Agriculture on est atterrés… Et à plusieurs degrés de force.
1) En rendant visite et par là-même hommage à l’agriculture du pays, secteur en souffrance par excellence, bafoué et affaibli, le Président se doit de rester pour écouter et ressentir les ondes ambiantes, même s’il ne s’y sent pas à son aise. Et non pas rester un modeste couple d’heures, moins de temps qu’il n’en faut pour un repas au Fouquet’s…
2) On regarde la France rurale en face. Le Salon de l’Agriculture ce n’est pas que des veaux, des poulets ou des dindes exposés… c’est la France.
Quand on a l’honneur de coiffer le pays, on se doit de le représenter.
Si à un homme vous jette à la figure un mépris inconvenant la fonction et le statut présidentiels imposent la dignité, pas l’invective grossière. Que de bassesses dans les propos échangés. Ce que l’on qualifiera de vulgaire chez le « bouzeux » (nul autre terme pour ce type) sera déploré de scandaleux chez le Président.
« Casse-toi pauvre con ! » C’est ce que je dis quand je méprise trop mon adversaire avant de le démolir… le ton est atomisant.
Pauvre ? parce que paysan et sans ressources ? là je divague !!
Si De Gaulle avait une « certaine idée de la France » a dit des Français « ce sont des veaux », Sarko lui en a une toute autre puisqu’il nous qualifie de « cons »…
Oui sans doute est il plus lucide qu’on le croit : « cons » de l’avoir placé là !!
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